Prothèse de hanche après fracture du col du fémur
Chirurgie de la hanche après fracture du col fémoral à Lyon. Choix entre PTH et prothèse intermédiaire selon le patient.

Indications
La prothèse de hanche après fracture du col du fémur est indiquée dans les fractures cervicales déplacées (Garden III et IV), qui représentent une menace pour la vascularisation de la tête fémorale et exposent à un risque élevé de nécrose ou de non-consolidation.
Le choix entre prothèse totale de hanche (PTH) et prothèse intermédiaire dépend principalement de l'âge physiologique, du niveau d'activité, de l'autonomie pré-fracture et du statut cognitif du patient. La PTH est préférable pour les patients actifs ; la prothèse intermédiaire est réservée aux patients plus fragiles avec une demande fonctionnelle moindre.
Des recherches du Dr Pangaud ont démontré que la PTH réduit le risque de luxation post-opératoire et améliore la mortalité à court terme par rapport à l'hémiarthroplastie cimentée dans les fractures du col fémoral.
Préparation à l'intervention
La fracture du col du fémur est une urgence chirurgicale. L'intervention doit idéalement être réalisée dans les 48 à 72 heures pour limiter les complications liées au décubitus et favoriser le retour à l'autonomie. La préparation est rapide et ciblée.
Déroulement de l'intervention
L'intervention est réalisée en urgence sous rachianesthésie de préférence. La voie d'abord est adaptée au type d'implant choisi.
60 à 90 minutes
Rachianesthésie (préférentielle) ou anesthésie générale
3 à 7 jours selon l'état général
Résultats et récupération
La PTH après fracture du col fémoral donne des résultats fonctionnels supérieurs à long terme avec une meilleure mobilité et moins de douleurs que l'hémiarthroplastie.
La prothèse intermédiaire garde toutefois sa place chez le patient fragile, avec une reprise de la marche plus simple et une chirurgie plus légère.
Chez les patients très âgés, la récupération dépend toutefois fortement de l'état général préalable, des comorbidités et du projet de retour à domicile ou en structure de rééducation.
Les complications à surveiller sont celles de toute chirurgie de hanche : infection, hématome, phlébite, luxation, douleurs persistantes, usure du cotyle ou descellement, avec un risque supplémentaire de perte d'autonomie chez le sujet fragile.
- Mobilisation immédiate avec déambulateur dès le lendemain de l'intervention
- Mise en charge totale immédiate si l'état général le permet
- Autonomie retrouvée en 4 à 6 semaines
- Rééducation en soins de suite et de réadaptation (SSR/SMR) souvent nécessaire
- Suivi radiographique à 6 semaines, 3 mois et 1 an